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Le poids lourd qui monte vite

Venu de l’île de la Réunion, Anthony Morel, 31 ans, impressionne à chaque sortie dans la cage. Auteur d’un début de carrière parfait (3 victoires), le Français tentera de poursuivre sa série le 15 mars prochain, à Poitiers, lors de l’HEXAGONE MMA 15. L’occasion de s’affirmer comme un sérieux prétendant à la ceinture des poids lourds de l’organisation.

Alors qu’il vient de commencer sa carrière dans la cage, Anthony Morel, 31 ans, fait déjà parler de lui. En l’espace de six mois, le Français a réalisé un début de parcours parfait, remportant ses trois premiers combats avant la limite, et avec la manière. Coup de coude retourné, souplesse arrière, coup de genou… Au fil de ses prestations, il s’est vite imposé comme un athlète spectaculaire, promis à un très bel avenir en MMA. « Je sais que chez les poids lourds, tout peut aller très vite, beaucoup plus que dans les autres catégories. Mais actuellement, je n’ai pas assez de recul pour annoncer des ambitions élevées, donc je garde les pieds sur terre. » Pourtant, les raisons d’y croire sont nombreuses. Sacré champion de France de lutte libre, vice-champion de France de lutte gréco-romaine et multiple médaillé en grappling, Anthony Morel dispose d’un gros bagage dans les disciplines de préhension. Et au regard de ses premières victoires dans la cage, le striking ne semble pas être une grosse lacune.

« Je pratique avec les meilleurs de l’île »

Lutte, sol, boxe… Avec toutes ces compétences, la suite logique était évidemment d’entrer dans la cage. D’ailleurs, cette transition vers les arts martiaux mixtes prend ses racines sur l’île de la Réunion, à 10 000 kilomètres de Paris, où Anthony Morel est né, vit, et s’entraîne encore, malgré des infrastructures bien moins développées que dans la capitale. « Ce ne sont pas des salles de pointe, et il n’y a pas de gros clubs de MMA. Mais on a d’excellentes écoles de lutte, de sol et de boxe, donc je pratique avec les meilleurs de l’île dans chaque discipline ! » Et même si pour lui, les arts martiaux ne représentent pas encore un emploi à temps plein, Anthony Morel s’y consacre sans compter, conscient de ce que la pratique sportive lui apporte. « Le sport m’a énormément aidé. Plus jeune, je n’étais pas un enfant de cœur, et ça m’a permis d’avoir une meilleure hygiène de vie et un comportement adapté. Aujourd’hui, les objectifs sont différents, mais très motivants ! »