

À l’époque où le MMA répondait au nom de « free fight », Abou Tounkara ne faisait pas partie de ses plus grands adeptes, loin de là. « Ce n’est pas un sport qui m’intéressait », se souvient-il.
À l’époque où le MMA répondait au nom de « free fight », Abou Tounkara ne faisait pas partie de ses plus grands adeptes, loin de là. « Ce n’est pas un sport qui m’intéressait », se souvient-il. « Mais un jour, dans mon quartier, mes amis jouaient au jeu-vidéo UFC 2009 sur la console, et par curiosité, je me suis invité à la partie. En rentrant chez moi, j’ai commencé à regarder le nom des combattants sur internet, et au fur et à mesure, je me suis passionné. C’est parti de là. » Aurait-il embrassé un tel parcours s’il n’avait pas saisi cette manette ? Rien n’est moins sûr. Mais quelle que soit la part de hasard dans son choix de carrière, Abou Tounkara est maintenant au bon endroit. « Quand je me suis inscrit dans mon premier club, j’ai commencé directement par le MMA. Ensuite, assez rapidement, je me suis dirigé vers le jiu-jitsu, pour perfectionner mon sol. Aujourd’hui, je dirais même que je suis plus passionné par le sol que par le MMA. »
« Ce serait plus raisonnable d’aller au sol »
Détenteur d’une ceinture noire de jiu-jitsu, le combattant de 33 ans n’a pourtant jamais soumis le moindre adversaire lors d’un combat professionnel. Au contraire, il a acquis six de ses sept succès par K-O. « En fait, c’est mon instinct qui parle. Ce serait plus raisonnable d’aller au sol, mais quand je rentre dans la cage, je suis tout de suite attiré par la boxe. » Et si l’approche du combat a suscité beaucoup de discussions, le poids d’Abou Tounkara, lui, ne fait plus débat. Combattant très athlétique par nature, il a choisi de se rediriger vers les poids légers, après plusieurs incursions dans la catégorie inférieure. « La perte de poids était très difficile, et ça a joué sur mes performances, puisque je me suis blessé deux fois en combat. Dorénavant, je vais rester à 70 kg, je suis invaincu à ce poids-là ! » Le choix sera-t-il payant ? Abou Tounkara l’espère, d’autant qu’il souhaite faire bonne impression pour son tout premier combat dans l’Hexagone. « C’est particulier d’évoluer à domicile. Mais d’un autre côté, une fois dans la cage, j’oublie tout. Donc peu importe que je sois en France, au Danemark ou au Brésil ! »








