« On n’est pas obligés de se manquer de respect pour faire des combats de ouf ! »

Corentin Roux

Espoir français des arts martiaux mixtes, récemment sorti vainqueur de la MMA Academy, Corentin Roux s’apprête à disputer son premier combat professionnel dans la cage d’HEXAGONE MMA. L’occasion de prouver que son style spectaculaire peut faire des ravages, et que le trash-talk n’est pas indispensable pour évoluer à haut niveau. Un profil à suivre…

Avec son calme, sa simplicité et son sourire, Corentin Roux, 28 ans, ne se fond pas vraiment dans le décor. Là où la plupart des combattants parlent fort et enchaînent les provocations, lui préfère la bonne entente et l’esprit sportif. “On n’est pas obligés de se manquer de respect pour faire des combats de ouf ! Moi, je ne vais pas raconter n’importe quoi dans l’espoir d’être apprécié. Je sais que les personnalités simples et calmes peuvent aussi plaire au public, du moment que le travail est fait dans la cage !” Pour Corentin Roux, c’est justement le cas. Auteur d’un parcours parfait sur le circuit amateur (7-0), il a même décroché, en 2024, le titre masculin de la MMA Academy, la toute première télé-réalité française dédiée aux arts martiaux mixtes. “Je pense que c’est un gros atout d’avoir pu sentir la pression d’une émission télé avant de passer professionnel. C’était une expérience très formatrice, et j’ai découvert que j’étais plutôt à l’aise devant les caméras.”

« Je suis celui qui amène la baston dans la cage »

Doué dans la cage et en dehors, le Montpelliérain a toutes les qualités requises pour faire parler de lui à haut niveau. D’autant que sa caractéristique principale reste son sens du spectacle ! “J’ai l’opposé d’un style de combat soporifique. Je suis celui qui amène la baston dans la cage, pas celui qui cherche à prendre une décision sans risque. Je fais toujours un gros show.” Seule ombre au tableau : le temps. Diététicien dans une société de restauration, Corentin Roux mène une double vie très prenante, et doit composer au quotidien entre des longs déplacements dans toute la région sud, et la charge d’entraînement d’un combattant désormais professionnel. “Je pense qu’on peut obtenir de bons résultats avec un peu d’organisation. Ce n’est pas facile, mais j’y crois. Et j’aime bien l’idée de montrer qu’on peut mener une vie classique et être combattant. Il n’y a pas besoin de venir des favelas pour performer dans la cage !”

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