

Issue d’un milieu très défavorisé, Kate Bacik doit son salut à la découverte des arts martiaux et à son amour du combat. Si bien qu’à 31 ans, la Britannique s’apprête à disputer la ceinture poids mouches d’HEXAGONE MMA, pour sceller sa place parmi l’élite. Rendez-vous pris le 21 décembre, à Alkmaar.
Invaincue depuis cinq combats et proche de rejoindre l’UFC, Kate Bacik brille à chaque sortie dans la cage. Pourtant, la jeune femme revient de très loin, et ne se destinait pas à de tels accomplissements. Originaire de Pologne, elle a grandi dans un contexte difficile, entre la pauvreté, la drogue et les bagarres à répétition. “Là d’où je viens, la violence fait partie du quotidien. Moi, j’aimais ça. Ça m’aidait à libérer l’énergie négative que j’avais accumulée, et la colère commune à tous les jeunes du quartier. La plupart d’entre nous avions des problèmes familiaux : nous manquions soit d’amour soit d’argent. Souvent les deux.” Au milieu de ce chaos, les arts martiaux sont apparus comme une bouée de sauvetage. Initiée au muay thai à 17 ans, puis au MMA quelques années plus tard, Kate Bacik a trouvé sa voie, et le courage de changer sa vie.
“J’ai beaucoup évolué ces dernières années”
Aujourd’hui installée à Londres, la jeune femme de 31 ans a construit son quotidien autour du MMA. Avec trois entraînements par jour, et l’encadrement de la prestigieuse Great Britain Top Team, Kate Bacik avance tout droit vers l’élite. “L’intégralité de ma vie est pensée pour le combat. Même si j’ai un diplôme de neurosciences et beaucoup d’autres passions, je dois me concentrer sur une seule chose pour atteindre l’excellence. Le reste attendra !” Il faut dire qu’avec ses capacités dans la cage, Kate Bacik a toutes les raisons de croire en son rêve. Spécialiste de muay thai dotée d’une ceinture marron de jiu-jitsu brésilien, elle affiche un style aussi complet que spectaculaire. De quoi atteindre les plus hautes sphères… “Je veux remporter la ceinture d’HEXAGONE MMA, puis aller à l’UFC en 2025.”








