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« J’ai trouvé la bonne formule ! »

Membre de la marine nationale, Eva Dourthe mène une double vie, entre son métier de militaire et sa carrière de combattante. Malgré ce rythme effréné, la Française n’a jamais été aussi performante qu’aujourd’hui, et s’apprête à disputer le titre mondial d’HEXAGONE MMA, le 15 mars prochain à Poitiers.

C’est l’histoire d’un nouveau départ. Ou plutôt d’une renaissance. Après un début de parcours mitigé, alternant victoires et défaites, Eva Dourthe a su donner un second souffle à sa carrière de combattante. À 36 ans, la Française rayonne enfin. « Avant, je combattais moins, parce que je faisais face à beaucoup de refus et d’annulations. Mais maintenant que je suis plus active, je sens que j’évolue vite. J’ai pris énormément de maturité ces derniers temps, et même si c’est dur, je pense que j’ai trouvé la bonne formule ! » Symbole de ce renouveau, Eva Dourthe disputera la ceinture des poids pailles (-52 kg) d’HEXAGONE MMA, le 15 mars prochain à Poitiers, après avoir remporté ses deux premiers combats au sein de l’organisation. Une perspective particulièrement enthousiasmante. « Il faut prendre du plaisir pendant qu’il est encore temps. Même si j’ai l’impression de donner une seconde vie à ma carrière, je sais qu’il ne me reste pas non plus dix ans devant moi… »

« J’ai vraiment travaillé pour améliorer ma boxe »

Depuis Marseille, où elle vit aujourd’hui, Eva Dourthe affûte ses armes et améliore son style, largement influencé par vingt années de pratique du judo, une ceinture noire et plusieurs participations aux championnats de France. « Je suis issue des sports de préhension, mais j’ai vraiment travaillé pour améliorer ma boxe. Maintenant, j’arrive à mettre en difficulté beaucoup de filles avec mes poings, même si mon style n’est pas très scolaire. » Quoi qu’il en soit, les entraînements de MMA sont aujourd’hui au centre de son quotidien, puisqu’en plus de ses propres séances, Eva Dourthe dispense des cours d’arts martiaux au sein de la marine nationale. « On n’est que deux femmes à faire ça en France. Avec le terrorisme, tout ce qui tourne autour du self-défense est vraiment rentré dans les formations. Avant, je partais en mission pendant plusieurs mois, j’ai fait toute l’Afrique de l’Est et toute la Méditerranée orientale. Mais aujourd’hui, je suis prof ! »